un resto ?

Le quartier de la gare à La Roche nous offre une quatrième possibilité de voyage.
Après les rails de la SNCF, le Maghreb du Sultan, le Japon du Jap’Yonnais, voici le Vietnam du Dragon d’Asie !

Le Dragon s’est installé, si j’ose dire, dans les pantoufles du « 31 », gardant les meubles et la vaisselle. Changement de façade et murs intérieurs rouges, le tour est joué !
Le voyage commence dès le seuil franchi : les enfants de la famille sont installés et vous sourient. vous êtes bien en Asie.

L’ambiance est tamisée. La déco simple est florale : des plantes partout, en vastes jarres à l’entrée, en mur végétalisé, en verres sur les tables… Sympa et reposant.
Sur les tables : sets en bambou, verres ronds, plantes et coffrets à couverts rapportés du Vietnam par les propriétaires. Surprenants, ingénieux et pratiques !
La carte est assez courte : une dizaine d’entrées, une dizaine de plats, 5 ou 6 desserts, un menu du midi à moins de 12€, un autre à 26. Tous les plats peuvent être vraiment végétariens. Remarquable.
La présentation est recherchée et les saveurs…

Cette cuisine vietnamienne traditionnelle et familiale nous propose des textures et des goûts avec lesquels les « fast-food » asiatiques habituels ne peuvent pas rivaliser.
Vous retrouverez ce « frisson d’étrangeté » qu’il faut surmonter pour les apprécier, devant les crêpes vietnamiennes et leur viscosité ou la soupe de crabe et asperges et sa gluance…
Le bœuf à l’ail est parfait, le riz à la tomate inhabituel, les nouilles sautées ici dans leur version végétarienne pleines de légumes (notez que les gambas sont remplacées par du tofu !), le canard laqué n’est pas vraiment « laqué » mais la sauce est savoureuse, alors…
Les surprises s’étendent aux desserts : les perles de coco sont moelleuses et servies tièdes, le dessert traditionnel vous mène de découvertes visuelles et odorantes en découvertes gustatives : crème de riz liquide avec fruits de palmier et lanières de jaquier… Le tout arrosé de jus de litchis ou de Saïgon (ancienne bière « 33 », à base de riz et malt, que les français n’ont pas voulu laisser sous ce nom en partant)


Dépaysement garanti délicieux !
La patronne-cuisinière cultive elle-même les herbes et quelques légumes dans le jardin derrière le restaurant. Les autres légumes et les fruits viennent de là-bas via Paris.
Et vous rentrerez à la maison enchantés de ce voyage…

Pour en savoir plus sur le jaquier :
http://madame.lefigaro.fr/cuisine/le-jaquier-la-nouvelle-tendance-culinaire-2017-050117-128913

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