Un conte de Noël …

Tu sais Papa Noël, quand je t’ai écrit, je ne savais pas qu’il fallait mettre son adresse au dos de l’enveloppe.

Et pourtant tu as réussi à la trouver, mon adresse, et tu m’as apporté presque tout ce que je t’avais demandé … 
Mais Maman dit que je suis grand maintenant, et que j’ai le droit de savoir …

Elle dit comme ça que le Père Noël, ça n’existe pas …

Et pourtant, hier soir, je ne dormais pas quand tu es entré dans l’appartement.
Je vous ai entendu chuchoter en bas avec Maman .
Vous êtes restés longtemps dans le salon. J’ai entendu Maman qui soupirait très fort.

La quatrième marche grince toujours, même si on fait très attention.
Je l’ai entendue faire son petit bruit quand vous avez pris l’escalier.

Je vous ai aperçus dans le couloir, à travers mes paupières mi-closes, par la porte que maman laisse toujours un peu ouverte, parce que sinon j’ai un peu peur dans le noir.
Tu la tenais par le cou …

Ensuite je me suis endormi, tout content, parce que j’avais bien raison de croire en toi Petit Papa Noël.
Je sais que tu es venu, toi qui apportes toujours de la joie et du bonheur.
Je l’ai bien vu ce matin dans les yeux de Maman qui brillaient plus fort que d’habitude.
Son sourire était encore un peu plus tendre que les autres jours, et il y avait comme une grande onde de bonheur dans la maison.

Alors Maman pourra toujours dire qu’elle ne croit pas au Père Noël, je ne dirai rien, je ne répondrai pas, parce que je sais bien que le bonheur est une fleur fragile, et que, quelquefois, il ne faut surtout pas contredire les grandes personnes.

Et puis on ne sait jamais ….
Si Maman avait raison et que tu ne reviennes plus, maintenant que je suis grand ….

Bernard Béville, écrit le 2 décembre 2017

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