Lézard vert

Lundi matin lors d’une marche entre filles et entre St Vincent et Jard sur Mer, sur le chemin côtier, un éclair vert fluo nous a coupé le chemin !
Intriguées, nous partons à sa recherche dans la dune : nous avons pu apercevoir une sorte de lézard avec une tête violette, mais d’un vert extraordinaire. Au retour, nous le retrouvons en bordure de taillis et nous désolons de n’avoir pas d’appareil photo sous la main… Une centaine de mètres plus loin, nous lui trouvons un frère ayant perdu sa queue…
De retour, discussion : « Ben ! C’est un lézard vert ! »
Ah bon, jamais vu ça, moi… Alors recherches…

Il semble que le lézard vert :
– intrigue par ses couleurs éclatantes
– soit un des plus beaux habitants de nos jardins
– qu’il est bien plus discret que le lézard des murailles mais que quand on le cherche, on le trouve !

Lacerta bilineata est son nom.
Lacerta = lézard en latin, bilineata = à deux lignes, en latin toujours.
C’est une espèce de sauriens de la famille des Lacertidae, en français = lézard vert occidental ou lézard à deux bandes. Nos voisins anglais l’appellent de la même manière : Western green lizard.

S’il n’est pas le plus grand lézard visible en France il n’en est pas moins impressionnant :
– son corps peut mesurer jusqu’à 13 cm et sa queue mesure parfois plus de 2 fois la taille du corps, au total presque 40 cm donc.
– son corps est allongé (25 à 30 cm de longueur)
– sa tête est légèrement aplatie
– présence de son tympan noir derrière son œil
– ses 4 petites pâtes sont dodues et munie chacune de 5 doigts griffus

S’il n’est pas le plus beau des reptiles, il reste difficile d’en trouver un aussi splendide en France :
– éventail de verts : du vert acidulé au vert pomme à la limite du “fluo”
– nombreux points noirs plus ou moins nets sur le corps
– présence de son tympan noir derrière son œil
– ventre jaune vif ou vert pâle, sans taches
– en période de reproduction, les mâles présentent une large gorge bleue, outil d’intimidation des autres mâles.

Le dimorphisme sexuel est prononcé :
– les femelles sont assez variables : vertes ou marrons
– elles peuvent arborer deux ou quatre lignes plus claires piquetées de noir, dans la longueur du corps
– ventre jaune vif ou vert pâle, sans taches
– pour compliquer, certaines peuvent également posséder une gorge bleue en période de reproduction…

Les juvéniles :
– plus petits,
– bruns (ne possèdent pas encore la coloration verte)
– ventre et flancs blanc crème à vert clair
– avec des lignes jaune pâle sur les côtés

Ce sont ces lignes, que portent les femelles et les juvéniles, qui donnent à ce lézard son nom vernaculaire de lézard à deux bandes.

Le lézard vert apprécie les zones ensoleillées (éboulis et murs en pierres sèches) bien dégagées mais non loin d’un fouillis végétal fait de haies, de taillis, de prairies ou de broussailles qu’il apprécie pour s’y cacher ainsi que la lisière des bois. Il vient aussi parfois nous rendre visite dans nos jardins. Au moindre bruit, il grimpe aux arbres, se cache dans les buissons.
En hiver, d’octobre à avril, il  hiberne dans son terrier pour n’en sortir que lorsque les rayons du soleil réchauffent l’atmosphère en avril/mai. Ce sont toujours les mâles qui sortent les premiers, suivis, une à deux semaines plus tard, par les femelles.

On le rencontre dans le nord de l’Espagne, en France, à Jersey, à Guernesey, dans l’ouest de l’Allemagne, dans le sud de la Suisse, à Monaco, en Italie, à Saint-Marin et en Croatie.
Cette espèce a été introduite au Kansas (États-Unis).

Le régime alimentaire du lézard vert est assez varié :
– larves, araignées, mais aussi vers, coléoptères et autres insectes
– il peut se laisser aller à goûter des fruits mûrs tombés des arbres
– il ne rechigne pas à dévorer œufs et oisillons si l’occasion se présente

Le lézard vert peut vivre 15 ans.
Prédateurs : oiseaux de proie, serpents, chats sauvages et chats

Il se reproduit au printemps, directement après la sortie de l’hibernation et après de violents combats entre mâles (ils peuvent y laisser leur queue) pour la conquête d’une femelle (courant mai). Le mâle grimpe sur la femelle, lui pince le cou de ses mâchoires tout en l’entourant de ses pattes arrière.
La femelle pondra ensuite de 5 à 20 (25 œufs parfois) de 15 sur 10 mm environ, dans son terrier. L’incubation varie de 50 à 100 jours selon la température.
Une semaine ou 15 jours plus tard, des jeunes qui mesurent déjà pas loin de 10cm (queue + corps) sortent des œufs.

Comme tous les lézards, le lézard vert possède une particularité : quand il se sent menacé, il choisit d’abandonner l’extrémité de sa queue. Cette capacité à s’automutiler s’appelle «l’autotomie». Un lézard peut régénérer sa queue plusieurs fois dans sa vie.

Croyance populaire : « le lézard vert est hargneux et agressif, ne lâche pas le doigt mordu. »
– le lézard vert peut mordre pour se défendre s’il est capturé.
– il pince assez fort mais n’est pas venimeux et finit toujours par lâcher prise
– sa réputation vient du fait que par réflexe, quand on est mordu, on se lève emportant le lézard qui, n’ayant plus de contact au sol, décide de ne plus ouvrir la bouche car n’ayant plus d’échappatoire…
– en fait, si vous laissez ses pattes en contact avec le sol, il lâche prise rapidement

Le lézard vert est un animal protégé par la loi en France (arrêté du 19/11/07),
il est donc interdit de le tuer, mutiler ou capturer (y compris un animal déjà mort).

Sources :
http://www.conservation-nature.fr/article1.php?id=114
http://rastignac.eklablog.com/le-lezard-vert-a119475332
https://www.aujardin.info
https://www.quelestcetanimal.com/amphibiens-et-reptiles/le-lezard-vert-occidental/
http://www.conservation-nature.fr/article1.php?id=114
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9zard_vert

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