Découvrez les femmes de la SNSM
Avec des extraits de la newsletter de la SNSM ou Société Nationale des Sauveteurs en Mer
Dans ce monde d’hommes qu’est historiquement l’univers des marins, les femmes s’installent, encore lentement par endroits, mais naturellement. Là où elles sont, tout va bien, ce n’est plus une question.
Les femmes qui s’engagent bénévolement dans les stations et Centres de Formation et d’Intervention (CFI) peuvent accéder à tous les niveaux de responsabilité que permet l’association. La mixité «vient progressivement, mais sûrement, » estime Gwenaëlle Le Louarn-Le Bris, canotière de la station de Plouguerneau (Finistère). Le fait de voir d’autres femmes donne à des femmes l’idée de candidater. Il va y avoir un appel d’air.

Nombreuses sur les plages…
30 % aujourd’hui (19 % chez les pompiers civils). «Elles ont un peu peur d’avoir du mal à s’intégrer. Le sauvetage garde une image très masculine», explique Camille Bernard, bénévole au CFI d’Ille-et-Vilaine.
De plus en plus sur les canots
Sur les canots de sauvetage, c’est un peu différent. «Le plus difficile pour une femme n’est pas de devenir
présidente, mais d’être acceptée à bord comme canotière», indiquait, en 2016, Annette Pruvot, alors aux commandes de la station de Trébeurden - Île Grande (Côtes-d’Armor). Elle était fière de l’être et, évoquant son accueil à bord par ses coéquipiers, ajoutait : «Ils étaient adorables, mais il a fallu un certain temps avant que certains cessent de vouloir faire les nœuds à ma place.»
Aujourd’hui, elles sont à bord. Ce n’est pas encore la foule, mais elles s’installent. L’arrivée des femmes accompagne l’autre évolution de la population des sauveteurs : moins de marins professionnels, plus de citoyens d’origines socioprofessionnelles multiples.
Des chiffres :
La part des femmes est d’environ 20 % en moyenne rattachée à une station. Nettement plus rattachées à un CFI : 32 %. Dans les postes à responsabilité en 2025, on dénombrait 133 femmes bénévoles avec un mandat dont 14 présidentes de station, 2 directrices de CFI, 101 trésorières.
21 % de cheffes de poste et 6 % de cheffes de secteur. Mouvement naturel. Elles s’imposent par leurs compétences et leur disponibilité. Pour Anaïs Mevel, directrice adjointe du CFI de l’Indre à Châteauroux, «chaque fois qu’une femme accède comme elle à un poste dirigeant, c’est un signal positif.»
Portraits :
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